Statuts
Préambule
L’existence, le fonctionnement, l’action de la Fédération des Cheminots sont conditionnés par le respect des principes fondamentaux.
Le premier de ces principes est le respect absolu de l’indépendance syndicale vis à vis des partis ou groupements politiques, des églises ou des sectes philosophiques, des gouvernements, et de l’Etat. En conséquence, l’exercice de mandats politiques rétribués (ministres, députés ou sénateurs, etc....), de charges politiques officielles ou fonction dans les organismes directeurs de partis ou mouvements politiques, est incompatible avec une responsabilité permanente dans la direction de la Fédération. L’élection ou la désignation à un de ces postes ou mandats entraîne "ipso facto" la démission des postes syndicaux responsables.
L’application constante de la démocratie syndicale est le deuxième principe intangible. Elle se réalise par la désignation au bulletin secret, suivant la règle de la représentation proportionnelle, des responsables syndicaux, des délégués du personnel et, d’une manière générale, des militants appelés à des fonctions importantes pour l’organisation. De même, toute action capitale, notamment la grève, ne peut être déclenchée et appliquée qu’après consultation, par référendum, de l’ensemble des adhérents de la fédération.
Enfin, la liberté de chacun est le dernier principe qui commande la liberté de la Fédération elle-même. Elle implique la possibilité, pour chaque adhérent de professer les idées qui lui conviennent dans le domaine politique, philosophique ou religieux. Elle fait une obligation à l’ensemble des adhérents de les respecter.
Toutefois, elle ne saurait tolérer que des syndiqués ou des syndicats transportent, à l’intérieur de l’organisation, des discussions, décisions ou mots d’ordre d’un parti politique ou d’un groupement extérieur dans le but d’influencer et de fausser le jeu normal de la démocratie au sein de la Fédération.
Aucun militant ne peut être écarté de postes responsables du fait de ses opinions du moment qu’il ne subordonnera pas l’action de la Fédération à une organisation extérieure à celle-ci.
La liberté d’expression de chaque adhérent est un droit imprescriptible. Elle comporte en corollaire la courtoisie, la franchise, la répudiation de la calomnie et de la provocation.
Si la tolérance la plus absolue est la règle, la discipline est une nécessité.
En conséquence, après discussion et décision en toute démocratie, la minorité doit respecter la volonté exprimée par la majorité.
Toute modification ou proposition de modification aux statuts qui mettrait en cause les principes ci-dessus porterait par cela atteinte à l’intégrité de la Fédération. La nécessité d’assurer la défense de celle-ci interdit donc leur mise en discussion à tous les échelons syndicaux.
jeudi 2 novembre 2006
